SOIREE E.P.U. DU 17 Février 1998

 

 

 

 

Intervenant : Docteur Marc SLAMA

Chirurgie maxillo-faciale

à l’Hôtel-Dieu Paris

 

 

Modérateur : Lucien SILLAM

Biologiste à Nogent sur Oise

 

 

Plusieurs cas de réparation maxillo-faciale nous ont été présentés, avec des diapositives édifiantes, par exemple des morsures humaines à l’oreille (ce n’était pas Mike Tyson) et au nez.

Ä Des brûlures par les acides et pour toute plaie superficielle et cutanée : " fermer " pour que ce ne soit pas définitif car il y a perte de substance. Parfois la cicatrisation naturelle est meilleure.

Ä Pour une plaie cutanée de la face, deux conseils majeurs :

- Ne pas vouloir refermer la plaie à tout prix sauf en cas de risque vital. On peut se permettre d’attendre 2 à 3 jours, et faire un bilan complet des lésions, afin d’optimiser la réparation (qu’il s’agisse d’une reconstruction ou d’une réparation naturelle). Pour étayer cela, plusieurs diapositives de plaies refermées trop vite. La perte de substance initiale n’a pas été évaluée et il y a obligation de réopérer les patients pour essayer de corriger cela (ces réparations secondaires sont beaucoup plus difficiles et le résultat esthétique est souvent moins bon).

- En cas de réparation d’ une plaie, il faut bien évaluer le tracé de la plaie et faire la réparation en essayant de suivre lignes naturelles du visage.

Ä Plasties en Z : pour réharmoniser des zones qui ont été mal suturées.

D’autres diapositives ont été projetées et nous pouvons citer par exemple :

Ä Cas de chirurgie réparatrice de l’os : lors des lésions tumorales on fait des greffes osseuses par exemple les mandibules avancées.

Ä Réparation du sein : après amputation on met une prothèse mammaire dont l’enveloppe est en silicone, le contenu étant du sérum physiologique. Quelquefois il est nécessaire de réduire le volume du sein restant afin d’équilibrer l’aspect général.

Parfois il faut apporter plus de tissu par exemple après irradiations on utilise des lambeaux vastes prélevés au niveau du grand dorsal, muscle et peau que l’on fait basculer vers l’avant.

Ä Nous l’avons vu dans le cas d’une patiente qui a été scalpée par l’hélice de son bateau. Le fait était qu’après la lente cicatrisation du cuir chevelu, cette patiente ne supportait plus la prothèse (perruque). Il a donc fallu reconstruire une peau qui isolait, en plusieurs étapes à partir de lambeaux prélevés sur le thorax.

Ä Puis quelques questions sur la prise en charge par la Sécurité Sociale de certaines interventions.

Comme par exemple après un très fort amaigrissement où il y a des tabliers abdominaux la réponse est oui, comme la réduction mammaire qui peut dans certains cas atteindre plusieurs kgs.

 

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